Andréa Aubert: Photographe

5 mots pour définir ton univers de photographe

 « PLURIEL car je n’ai jamais su me cantonner à un type de photo, je travaille en mode et en reportage, je suis spécialisée en photographie de médecine et santé, j’interviens auprès des entreprises et des particuliers. Je fais aussi bien de l’évènementiel que du reportage long, de la photographie de plateaux, des concerts, des books pour mannequins, acteurs, et stylistes, que des clichés parents-enfants, et le mariage constitue une corde de plus à mon arc. CARPEDIEM parce que l’image c’est capter l’instant présent, pour en profiter encore. CONSTRUCTION parce que l’univers d’un photographe est en perpétuelle construction. Je n’ai pas, du fait de ma pluralité disciplinaire, de temps réel à consacrer à des projets artistiques personnels. A regrets, je travaille aujourd’hui beaucoup sur commande, et j’aimerais renouer avec mes premières amours en photo, l’univers de l’intime, du rêve et de l’enfance. POESIE, même si je photographie des moments ancrés dans le réel, j’aime y mettre une touche de légèreté propre à la poésie, celle qui rend heureux. COULEUR, car j’adore l’harmonie des couleurs, c’est ce que je travaille en priorité dans mes images, après la composition du cadre! »

Tes sources d’inspiration?

« En reportage de mariage, je m’inspire de l’instant présent, de ce qu’ont à m’offrir les personnes, les lieux, la lumière, les cadres. Je travaille à l’instinct. En mise en scène, je travaille de manière beaucoup plus cérébrale, à la manière d’un peintre. Je visualise le cliché, parfois des semaines avant, je réunis les meilleures conditions et je photographie, en laissant toutefois sa place au hasard qui apporte souvent son lot de pierres précieuses. Sinon je surfe souvent sur le net, à la recherche de nouvelles inspirations. Je suis amatrice d’Image, je puise mes sources dans la littérature, la peinture, la photographie, le cinéma, la poésie, la musique. En photographie, pour ne citer qu’eux, dans mon travail personnel, j’ai été traversée par les images de Sarah Moon, Meatyard, les portraits de Witkin, le travail délirant de Joan Fontcuberta, et les magnifiques images de Curtis…Mais je ne peux pas parler d’inspiration visuelle, simplement de curiosité et d’une forme d’admiration. J’ai un attrait pour l’étrange et l’inconnu. Je n’ai pas de photographe « phare ». Une bonne image n’est pas une belle image, mais une image qui marque. Et il n’est pas nécessaire d’être photographe professionnel pour la produire. C’est l’état qui prédomine et non la profession. »

Ta rencontre avec la photo de mariage?

« J’ai commencé par photographier pour les entreprises avant de photographier pour les particuliers. Au départ, très franchement, le mariage ne m’attirait pas en tant que photographe. Je trouvais ce genre d’images très classique, très impersonnel, presque comme une publicité sur le bonheur déclinée en quelques visuels. Je ne trouvais pas mon espace de créativité là-dedans. Et puis un jour, par nécessité, j’ai commencé à faire ces photos. C’est un véritable challenge photographique : prise de vue longue, en « one shot » et un regard aussi bien mode que reportage. Il faut être rapide, à l’écoute, techniquement aguerri, dynamique et avoir un bon relationnel.  J’ai trouvé mon bonheur d’abord dans le rythme intense, puis dans le contact avec les gens qui partagent avec un inconnu l’un des plus beaux jours de leur vie (quelle confiance !), et enfin dans l’éventail des possibles : prise de vues, retouche, et mise en scène personnalisées. Il y a peu de temps, j’ai assisté à un mariage en tant qu’invitée et non en tant que photographe, c’était la première fois de ma vie. Je me suis alors aperçue qu’à la mairie, comme à l’église d’ailleurs,  les invités voient les mariés pour la plupart du temps… de dos ! Les ayant toujours eu de face, j’ai éprouvé une grande frustration ! »

Tes formules « mariage », et une fourchette de prix?

« De 650 à 1300 euros selon  les différentes formules : “Classique”, “Prestige”, “Dolce Vita” et “Book de Luxe”.

Je propose au choix, un reportage seul, ou accompagné de tirages et books en divers formats possibles. Je retouche ensuite les clichés dans le but d’augmenter le réel et non de le fausser. Je propose diverses retouches en couleurs à l’ancienne, noir et blanc, sepia etc… Ces formules sont toujours modulables selon les envies.

 

Comment se passe un reportage photo?

« Je rencontre dans un premier temps les futurs mariés, pour être au plus près de leurs souhaits, et me faire aussi discrète que possible le jour J. Je propose alors différentes formules, et nous évoquons le déroulement de la journée ainsi que lieu choisi pour les photos de couple  (des mises en scènes avec décors sont aussi possibles sur demande). Je réalise mes clichés dans une réelle démarche d’auteur. Instants et émotions sont captés sur le vif, ou mis en scène de manière esthétique, afin de façonner des images qui ressemblent aux personnalités des futurs époux.

Le Jour J, je suis présente des préparatifs de la mariée (coiffure, maquillage, habillage), jusqu’à la fin du cocktail (dressage des tables du soir), en passant par la mairie, le lieu de culte choisi, la séance de couple, et le cocktail. Je laisse ensuite les mariés à leurs invités, afin qu’ils passent une agréable et inoubliable soirée. (Présence au repas et à la soirée sur demande uniquement). 

Dans la semaine qui suit le mariage, les époux reçoivent le reportage avec les clichés retouchés, qui sont mis en ligne pour les invités si les clients le souhaitent. Pour les formules avec tirages, ils choisissent ensuite le nombre de clichés convenus. Une semaine après, les clichés tirés en labo pro leur sont remis. Pour les formules avec Books, l’album se construit avec les envies des mariés. J’envoie des étapes de projet. Deux semaines de délai sont nécessaires après finalisation du livre photo. 

Je garde souvent contact avec mes clients, mais ce n’est pas une obligation ! »

Un conseil pour les futurs mariés

« Rien n’est impossible en image. Il n’y a de barrières que celles de votre imagination 😉 »

 Andréa

« Je suis une grande rêveuse, une femme secrète qui se livre peu mais qui tisse un lien à l’Autre très fort. L’humain me passionne. L’image, pour moi, est le moyen de dire ce que les mots ne suffiraient pas à évoquer. J’ai gardé une grande part d’enfance en moi. Quand j’étais petite, je voulais être aviateur, comme Saint Exupéry dans le Petit Prince (ce n’est pas une blague !), je prenais ça très au sérieux. Et puis il a fallu tempérer quelques ardeurs, alors je suis devenue une grande voyageuse, dans ma tête d’abord, et puis à travers le monde. J’écrivais beaucoup. J’ai eu la chance de ne pas avoir à choisir un métier par résignation. J’ai eu un parcours artistique, j’ai fait des études de cinéma. Ce voyage en images m’a poussé vers la photographie, qui constitue pour moi « l’essence », car elle cristallise en une image, toute une histoire. La curiosité est un autre trait de ma personnalité. J’ai eu un parcours de papillon passant par l’Anthropologie et un cursus en criminologie. Le monde est fait d’instants fragiles. Je me suis dit peu à peu que je voulais tout simplement témoigner, être là pour voir, et dire les choses autrement. Lier  passion et  côté commercial constitue un casse tête quotidien pour moi. Mais chaque jour, de belles rencontres me rappellent que l’essentiel est là ; dans le lien à l’Autre. »

 5 mots pour te décrire

« Je suis bavarde cela va être difficile… Liberté (essentielle dans ma conception de la vie et du travail) Rencontres (l’indépendance n’est pas la solitude) Intégrité (une qualité comme un défaut, qui m’a fait autant stagner qu’avancer, en fonction des évènements et des interlocuteurs) Créativité (c’est un besoin) Epicurisme (profiter de la vie à chaque instant) »

Ton moment préféré dans une journée

« L’aurore !… pour le brouillard. Cela me rappelle la Normandie d’où je viens. J’aime Victor Hugo lorsqu’il parle de l’Aurore qui s’allume et de l’ombre qui fuit, ce moment entre les brumes du rêve et le lever du jour, où les paupières et les roses s’ouvrent ensemble. J’aime Prévert aussi qui écrit « Liberté » sur les bouffées d’Aurore. En photographie de mariage, c’est aussi le matin que je préfère, pour les préparatifs. L’instant où l’on commence à prendre conscience que l’on s’habille pour vivre l’une des journées les plus intenses de sa vie ; et parce que je suis en intimité avec les mariés, avant le bain de foule ! »

Un lieu où tu te sens bien 

« En général au bord de l’eau. J’aime la mer, le vent chargé de sel. Les embruns qui collent les cheveux. »

Si tu avais une baguette magique 

« Je ferais en sorte que les gens soient heureux, j’abolirais les souffrances des êtres vivants. Je voudrais que tout enfant, où qu’il soit, puisse croire aux fées. « A chaque fois qu’un enfant dit  «  je ne crois pas aux fées » , il y a, quelque part, une petite fée qui meurt » Sir James Barrie.« 

Ton conte de fée préféré 

« Aïe, je les aime tous ! Le prisme du conte est fascinant. Chacun peut en percevoir une partie et en avoir une interprétation différente. Un peu comme la lumière.  Je pense que  « La petite fille aux allumettes » aurait ma préférence. C’est un conte tragique, mais qui me touche sincèrement. Quand la réalité est trop dure, il reste encore l’espoir d’une vie meilleure. J’aime aussi beaucoup « Le petit Chaperon rouge », pour l’avoir redécouvert par la psychologie des contes de fées, et l’avoir mis en scène plusieurs fois en photographie. »

 ♥Andrea Aubert, photographe♥

0603613256
contact@andreaaubert.fr
Des ailes et des images
*****
Crédit Photo: Andrea Aubert
Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s